La photo sphérique / panoramique regorge de subtilités techniques : l’une d’elles est la captation du nadir. C’est l’un des premiers éléments que je regarde dans une visite virtuelle car il est à mon sens représentatif de la façon dont le prestataire appréhende la visite et de son niveau d’exigence quant à la qualité de son travail.

Afin de ne pas partir sur la rédaction d’un trop long article sur ce sujet, je vais le décomposer en 4 billets :

  • le nadir : définition, difficultés et intérêts (ci-dessous)
  • les bonnes pratiques constatées
  • les moins mauvaises 🙂
  • les pires pratiques

 

Le nadir : définition et difficultés

Le nadir est la partie la moins intéressante d’une photosphère, alors que c’est celle qui demande le plus de temps.

Pour faire simple, le nadir est l’opposé du zénith. Dans le cas d’une visite virtuelle, c’est ce que vous voyez – ou pas ! – quand vous orientez votre souris (ou votre téléphone / tablette) vers le bas. Paradoxalement, c’est, dans la très grande majorité des cas, la partie la moins intéressante d’une photosphère, alors que c’est celle qui demande le plus de temps de prise de vue et/ou de retouche. Petite explication…

La prise vue d’une photosphère se fait en 3 phases successives. Tout d’abord le photographe prend des photos tout autour de lui à 360°, ce qui va constituer la partie la plus intéressante de la photosphère. Ensuite il va basculer son appareil vers le haut pour prendre le zénith. Puis il va terminer en le basculant vers le bas pour photographier… son trépied ! Sachant que pour le client ou le visiteur, l’intérêt de voir le trépied est très limité voire carrément inesthétique, le photographe doit le faire disparaître et y passer du temps, beaucoup de temps.

nadir retouché
Nadir avant / après retouche

 

L’intérêt de faire apparaître le nadir

Nous venons de le voir le nadir est au final très rarement intéressant dans une visite virtuelle. Cependant il est à mon sens indispensable pour plusieurs raisons.

Nous allons commencer par la plus évidente, mais aussi la plus rare : le sol est intéressant à photographier. En effet sa construction ou sa composition, dans les châteaux par exemple, incite à le regarder. Dans ce cas ne pas le faire apparaître serait vraiment dommage.

Ensuite le nadir permet à l’internaute une liberté totale de mouvement à 180° verticalement. Cela renforce d’autant plus l’immersion dans la visite et l’impression de « flotter ». Ne pas l’insérer revient à bloquer la liberté de mouvement du visiteur?

Enfin la dernière raison est purement technique, et qui dit technique dit explication. Pour rappel, une photo sphérique est en fait à la base une photo panoramique prise à 360° horizontalement et 180° verticalement. Elle  a donc un rapport hauteur / largeur ou un format de 1/2 (comme votre téléviseur a par exemple un format de 16/9 ou de 4/3). Quand je livre une visite virtuelle à un client sur un DVD, je joins aussi les photos panoramiques qui ont permis de générer la visite. Il peut ainsi les réutiliser pour diverses communications print ou web, ou s’il souhaite utiliser une solution d’hébergement de visite virtuelle externalisée (très mauvaise idée 😉 ).

Ne pas insérer le nadir dans la photo panoramique modifie le rapport hauteur/largeur d’1/2 pour un rapport « batard » d’1/ 2 virgule quelque chose. Dans le cas où le client souhaiterait utiliser ces images sur un hébergeur de visite virtuelle, il va se retrouver confronter, au choix, à deux difficultés. La première, le service n’accepte que les photos panoramiques totales (c’est à dire d’1/2) et rend donc impossible l’utilisation des photos panoramiques. La deuxième, le service accepte les photos panoramiques partielles mais va remplacer le nadir par un « trou noir » inesthétique.

C’est pour toutes ces raisons que j’incorpore le nadir dans mes visites virtuelles.

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